30 avril 2008
Quatrième Lettre aux Français d'hier et surtout à ceux d'Aujourd'hui
Et tout
spécialement à Monsieur le Président, Nicolas Sarkozy.
Monsieur, je
vous écris afin de vous exprimer ma honte. Ma honte d’être français, lorsque j’entends
et je vois vos déclarations faites à Tunis.
Dans une nation,
où des associations ne cessent de se battre et de hurler contre des atteintes
aux droits de l’homme, dans une nation où même le chef de l’état déclare «
avoir encore des progrès à faire ». Vous, le représentant d’un pays qui
fut celui où ces mêmes droits de l’homme sont nés, pays qui a vu des hommes mourir
pour eux, vous osez LEUR CRACHER DESSUS.
Il
semblerait, monsieur le président, que la lâcheté commerçante soit votre
quotidien. Revêtu d’un odieux costume de Vendeur Représentant Placier, vous
vendez certes mais à quel prix. Au prix de notre héritage, au prix des
fondements de notre république et au
prix même de votre honnêteté.
Vous êtes un
menteur monsieur le Président. Et votre mensonge est le plus horrible, le plus
évident de tous. Il est un crachat fait à des symboles que vous, PRESIDENT ELU
DE LA FRANCE, devez représentés. Mais rappelez vous monsieur le Président, rappelez
vous de ceci :
« Les droits de l'homme sont,
pour toutes les démocraties du monde, à la fois un point de départ et un
horizon qui se déploie toujours devant eux. La France ne fait pas exception, et
il appartiendra au prochain président de lui faire franchir de nouvelles étapes
dans la préservation et la conquête des libertés.
Je veux être le Président d’une France qui se sente solidaire de tous les
proscrits, de tous les enfants qui souffrent, de toutes les femmes martyrisées,
de tous ceux qui sont menacés de mort par les dictatures et par les fanatismes.
Le Darfour est un scandale inacceptable, la Tchétchénie une horreur, les
infirmières bulgares en Lybie, une barbarie, Ingrid Bettancourt dans la jungle
colombienne une tragédie. Président de la République, je ne me taierai pas
devant ces insultes aux droits de l'homme.
Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom
de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils
sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits
des femmes. »
Ce sont vos
mots monsieur le Président, votre programme. Il figure encore sur le site de
votre parti politique, comme le rappel
constant de vos mensonges actuels et de l’horrible duplicité dont vous faîtes
preuves avec la nation française. Certains diraient que Voltaire, Diderot,
Rousseau doivent se retourner dans leurs tombes. D’autres doivent penser que
les fondateurs de notre démocratie doivent aujourd’hui avoir eux aussi honte de
la France, et honte de vous.
Cette honte,
monsieur Sarkozy, permet elle encore de
vous appeler « Monsieur le Président ». Et c’est en tant que
Français, monsieur, que je réponds non. Indigne du pays que vous représentez,
vous n’êtes plus aux yeux du monde que le petit V.R.P. de la France.
Vous
insultez une histoire, une nation un pays, celui qui vous a élu et à qui chaque
jour vous n’offrez que compromission et mensonge. Indigne de la France, Indigne
de notre Démocratie.
L’histoire vous juge déjà, petit homme.
PS : Des français réagissent, prennent le micro, s'expriment. Le collectif Qui fait la France notamment dont vous trouverez les liens RSS ici. Il revient à chaque citoyen de se faire entendre, enfin.
Le texte du programme du Candidat Nicolas Sarkosy
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